top of page

Prenez rendez-vous gratuitement avec un expert pour discuter de votre projet ! 

Photovoltaïque en façade : quelle production attendre d'un module vertical ?

  • il y a 2 heures
  • 5 min de lecture

Poser des modules photovoltaïques à la verticale, sur un mur ou une façade, revient régulièrement dans les projets où la toiture n'est pas exploitable. Et la même question bloque à chaque fois : combien ça produit vraiment ? Les ordres de grandeur qui circulent restent vagues. Nous avons donc calculé, mois par mois, ce que donne un module vertical face à une toiture correctement inclinée.

Photovoltaïque en façade : quelle production attendre d'un module vertical

Un module vertical produit 29 % de moins sur l'année

Pour comparer ce qui est comparable, nous avons simulé un module de 1 kWc orienté plein sud, implanté à Saint-Lô, avec un taux de pertes système de 14 %. La source est PVGIS, la base de données photovoltaïque de la Commission européenne.

Production annuelle selon l'inclinaison, en kWh par kWc installé :

  • Façade verticale, 90° : 771 kWh

  • Inclinaison à 60° : 1 031 kWh

  • Inclinaison à 45° : 1 083 kWh

  • Inclinaison à 35°, optimum local : 1 087 kWh

  • Inclinaison à 30° : 1 080 kWh

L'écart entre une façade verticale et l'inclinaison optimale est donc de 29 %. Le chiffre est important et il ne sert à rien de le contourner : à surface égale, une toiture bien orientée produira toujours davantage sur l'année.

Ces chiffres disent aussi autre chose. Entre 30° et 45°, l'écart est négligeable, moins d'un pour cent. La perte ne devient réellement sensible qu'au-delà de 60°. Autrement dit, une toiture n'a pas besoin d'être parfaitement inclinée pour bien produire.

L'hiver renverse complètement la comparaison

Le chiffre annuel masque l'essentiel. Le détail mois par mois raconte une tout autre histoire.

Production mensuelle comparée d'un module en façade verticale et d'une toiture inclinée à 35°, Saint-Lô

En hiver, le soleil est bas sur l'horizon. Un plan vertical le reçoit alors sous un angle bien plus favorable qu'un plan incliné à 35°, qui se retrouve presque perpendiculaire à des rayons rasants. Dans notre simulation, le module vertical produit :

  • 8 % de plus en janvier

  • 6 % de plus en novembre

  • 14 % de plus en décembre

Sur toute la période de novembre à février, la façade verticale devance la toiture optimale de 5 %.

L'autre différence tient à la régularité. Le rapport entre le meilleur et le moins bon mois est de 1,7 pour la façade verticale, contre 3,0 pour une toiture à 35°. La production d'une façade est donc bien plus stable au fil de l'année.

Photovoltaïque en façade : production annuelle, gain hivernal et régularité de la courbe

Pourquoi cette régularité change la donne

Un bâtiment ne consomme pas uniformément. Les besoins en éclairage, en ventilation et en chauffage sont les plus élevés précisément quand les journées sont les plus courtes.

Une production qui s'effondre en décembre est donc mal synchronisée avec la demande, et le surplus d'été part sur le réseau. Une production plate, elle, se consomme sur place. Sur un bâtiment tertiaire, ce qui compte n'est pas seulement le nombre de kilowattheures produits, mais la part réellement autoconsommée.

C'est cette logique qui rend le photovoltaïque de façade pertinent malgré son productible annuel inférieur.

Les trois cas où la façade est le bon choix

La toiture n'est pas disponible

Toiture-terrasse déjà occupée par les équipements techniques, surface insuffisante, charpente ne permettant pas de charge supplémentaire, ou copropriété où la toiture relève des parties communes. La façade devient alors la seule surface exploitable du bâtiment.

La toiture est soumise à une contrainte patrimoniale

Dans le périmètre d'intervention de l'Architecte des Bâtiments de France, une installation en toiture visible depuis l'espace public se heurte souvent à un avis défavorable. Une façade non exposée à la vue peut offrir une alternative recevable. Nous détaillons ces règles dans notre guide sur les panneaux solaires en zone Bâtiments de France.

La façade est tout simplement plus grande que la toiture

Sur un immeuble de plusieurs niveaux, la façade sud développe couramment une surface bien supérieure à celle de la toiture. Perdre 29 % sur une surface trois fois plus étendue reste un gain net.

Quelles solutions pour équiper une façade

Deux familles de produits permettent de rendre une façade productive.

Le parement solaire

Il remplace un bardage ou une plaquette de parement classique. Il se pose en écailles verticales ou transversales, en double peau ventilée, sur ossature secondaire, ou en applique murale directe. Chaque module est intégré dans un verre bi-verre, laminé ou cadré. Découvrez le parement de façade solaire.

Le mur-rideau photovoltaïque

Il intègre les cellules directement dans la structure vitrée. Les modules remplacent le double vitrage standard, avec un remplissage semi-transparent ou opaque selon la trame recherchée, dans des configurations grille, VEC ou VEP. Il relève du DTU 39. Découvrez le mur-rideau photovoltaïque.

Dans les deux cas, le module remplace un matériau de construction au lieu de s'y ajouter. C'est le principe de l'intégration au bâti, qui distingue ces solutions d'une pose en surimposition.

Ce qu'il faut vérifier avant de se lancer

L'orientation réelle de la façade

Nos chiffres valent pour un plein sud. Une façade sud-est ou sud-ouest produira sensiblement moins, et une façade nord n'a pas de sens. L'orientation pèse ici plus lourd qu'en toiture, car un mur ne peut pas être réorienté.

Les masques solaires

En milieu urbain dense, une façade est bien plus exposée aux ombres portées des bâtiments voisins qu'une toiture. Un masque en pied de façade peut coûter davantage en production que l'inclinaison elle-même. C'est le premier point à instruire.

La mise en œuvre

Un module de façade est un élément d'enveloppe à part entière. Il doit répondre aux exigences d'étanchéité, de tenue au vent et de sécurité incendie de la paroi qu'il remplace. C'est précisément là que la certification du procédé prend tout son sens.

Le calcul au cas par cas

Une simulation générique donne un ordre de grandeur, pas un résultat. La nôtre situe le sujet ; votre projet mérite ses propres chiffres, calculés sur ses coordonnées, son orientation et ses masques réels.

Et si la toiture reste la meilleure surface ?

Quand la toiture demeure la surface la plus productive mais qu'elle est soumise à une contrainte d'aspect, la question n'est plus l'inclinaison mais l'intégration visuelle. La Solardoise répond à ce cas de figure : un module de 240 Wc à l'aspect d'une ardoise, posé entre 15° et 55°, sous Avis Technique. La toiture garde alors son rendement et son apparence.

Questions fréquentes

Peut-on poser des panneaux solaires sur un mur vertical ?

Oui, à condition d'utiliser un produit conçu pour la façade, parement solaire ou mur-rideau photovoltaïque, et non un panneau de toiture fixé au mur. Le module devient un élément d'enveloppe et doit en assumer les fonctions.

Combien produit un panneau solaire vertical ?

Environ 771 kWh par kWc et par an plein sud dans la Manche, contre 1 087 kWh pour une toiture inclinée à 35°, soit 29 % de moins. L'écart varie selon la latitude, l'orientation et les masques.

Une façade produit-elle mieux en hiver ?

Oui. Le soleil étant bas, un plan vertical le capte sous un meilleur angle. Dans notre simulation, la façade dépasse la toiture optimale de 6 à 14 % en novembre, décembre et janvier.

Faut-il une autorisation d'urbanisme ?

Une modification de l'aspect extérieur d'un bâtiment relève au minimum d'une déclaration préalable de travaux. En périmètre protégé, l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France s'ajoute à la démarche.

Chaque façade a ses contraintes : orientation, masques, nature de la paroi, exigences architecturales. Nous étudions chaque projet sur ses propres données.

bottom of page